La guerre d'Algérie

Raphaëlle Branche : " L'élaboration d'une histoire en commun est proposée comme un remède aux conflits du passé." (La Guerre d'Algérie, une histoire apaisée? , Paris, Le Seuil, 2005 - p. 289)

François-René de Chateaubriand (19e siècle) : « La mémoire est souvent la qualité de la sottise : elle appartient généralement aux esprits lourds, qu'elle rend plus pesants par le bagage dont elle les surcharge ».

Maurice Halbawachs (20e siècle) : "Il n'y a pas de mémoire possible en dehors des cadres dont les hommes vivant en société se servent pour fixer et retrouver leurs souvenirs." (entendre par "cadres" les institutions comme les associations, les groupes de paroles, les cercles familiaux, les commémorations...)

Ferhat Abbas : « Quand un Algérien se disait arabe, les juristes français lui répondaient : non, tu es français. Quand il réclamait les droits des Français, les mêmes juristes lui répondaient : non, tu es arabe ! » (La Nuit coloniale - 1962)

François Mitterand : « La France et l'Algérie sont capables de surmonter et d'assumer les déchirements du passé. Il y a déjà bien longtemps que ces choses auraient dû être dites.» (1981)

Rachid Mimouni : « Ce qui reste de la France en Algérie ? D’abord quelques faits historiques qui ont durablement marqué la conscience collective.» (in L’Histoire - 1991)

Charles-Robert Ageron (historien, 1997) : « Parce que nous historiens français avons l’expérience des longs efforts qui furent nécessaires avant d’aboutir à un traitement impartial des guerres franco-allemandes, nous savons que l’heure n’est pas encore venue où l’on pourrait écrire de la guerre d’Algérie qui serait acceptée par tous les Algériens et par tous les Français ».

François Hollande : « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit de l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un an après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes. » (2013)

Friedrich Nietzsche (19e siècle) : "Seul ce qui ne cesse de nous faire souffrir reste dans la mémoire"

Joël Candau (Anthropologue, 1998) : « Il est possible que l’on apprenne davantage sur une société en considérant ce qu’elle ne commémore pas que ce qu’elle commémore"

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