La Bataille d'Alger - 1966

Juliette

I. Fiche technique

Réalisateur : Gillo Pontecorvo

Année : 1966

II. Résumé 

Des années 1954 à 1957, les habitants d'Alger opprimés par l'occupant français se révoltent. Ali La pointe, ancien délinquant engagé auprès du FLN, lutte contre les forces françaises. Face à lui, le colonel Mathieu à la mission de lutter contre les rebelles et de limiter l'insurrection Algérienne. Entre attentats du côté algérien et torture du côté français, nous assistons à une véritable guerre civile qui n'épargne personne... 

III. Dans ma copie, je peux dire que...

Ce film a été interdit en France de 1966 à 2004 : en effet, l'image de l'armée française n'est pas glorieuse, la torture est visiblement un moyen fréquemment employé pour faire parler les Algériens. Il a été tourné par un italien et montre donc un regard différent et non manipulé de la guerre d'Algérie. On y voit l'armée française telle qu'elle devait être, ainsi que la violence des actions algériennes et françaises. La censure de ce film démontre la difficile acceptation de la mémoire de cette guerre.

Dans son film, Gillo Pontecorvo retrace les événements survenus entre 1954 et 1957, ce qu’on a appelé « la bataille d’Alger », autrement dit la bataille menée par l’armée française pour prendre le contrôle d’Alger et notamment de la casbah.

Le film débute en 1957 sur l'image d'un Algérien torturé par l'armée française ayant finit par "craché le morceau" et donc offrant une information capitale pour le colonel Mathieu. Ainsi s'opère un retour en arrière, en 1954, à partir du quel les événements débutent.

Notamment, en 1956, le commissaire d'Alger pose une bombe dans le quartier de la casbah d'Alger, beaucoup de personnes sont tuées dont des enfants. Cet événement déclenche une série d'attentats orchestrés par des femmes algériennes qui quittent leur tenue traditionnelle pour se faire passer pour des Françaises. La femme a un rôle important dans ce film, elle est engagée autant que l'homme dans la lutte contre l'oppression. 

IV. Critique rapide

J'ai aimé le côté documentaire du film qui nous permet de suivre les événements, cependant étant un film de 1966, j'ai moins aimé le "grain" qui semble dépassé.

J'ai particulièrement aimé la bande-originale d'Ennio Moricone qui épouse parfaitement les scènes du film. 

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